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mardi 27 octobre 2015

Xavier Bertrand prend la défense du lycée islamiste de Lille face à Marine Le Pen !


Lors du débat des régionales ce mardi 27 octobre, la tête de liste Républicains Xavier Bertrand a pris la défense du lycée  Averroès de Lille, géré par les islamistes de l'UOIF. Pour Bertrand, Marine Le Pen qui demandait à ce que la région mette son nez dans cet établissement sous contrat avec l'état, et donc touchant des subventions, serait un "amalgame entre l'islamisme radical et l'islam".

Xavier Bertrand ne connait pas du tout ce dossier, étrange alors qu'il se vante lors de ce même débat d'être allé visiter le lycée du sulfureux imâm Amar Lasfar,  après les attentats de Charlie Hebdo en janvier dernier. Amar Lasfar est connu pour avoir dit : 

« Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté » (Amar Lasfar cité dans "La cité mode d'emploi", Homme et migrations n° 1218, mars-avril 1999 p.55)

L'affaire du lycée Averroès évoquée par Elkabbach sur le plateau de I Télé a démarré avec la tribune d'un ancien professeur de philosophie du lycée, Sofiane Zitouni, dans Libération, qui accusait son ancien employeur de radicalisme.

Une accusation corroborée par  Mohamed Louizi, ancien membre de l'UOIF, repenti, qui a tenu à prendre la défense de son homologue Sofiane Zitouni en apportant des informations confirmant la radicalité de l’école. Tant d’informations à divulguer qu’il en a fait un livre disponible gratuitement sur internet. Il y dénonce un prêche du professeur de mathématique Mohamed Karat   visionnable sur Youtube sous le titre « La victoire de Gaza » donnée en août 2014 à la mosquée de Villeneuve d’Asq:

 "La preuve est désormais fournie pour démontrer, sans l’ombre d’une ambigüité, qu’au moins, un professeur de mathématiques au sein du « Collège-Lycée Averroès » est un idéologue, qui s’assume en public, vulgarisant et reproduisant, avec une violence verbale inouïe, toute la rhétorique islamiste concernant le discours de la confrérie, depuis Hassan Al-Banna jusqu’au Hamas. Son discours est accessible à tout le monde sur le net. (…) J’ai écouté, à mon tour, «religieusement» le discours de ce professeur, plusieurs fois, sur Youtube. J’ai pris presque 10 heures pour le retranscrire intégralement ; les passages en arabe et ceux en français. Je l’ai ensuite relu plusieurs fois. J’y ai repéré 47 mots-clés, 47 unités linguistiques : 47 armes. Je voulais savoir ce que le jeune élève de 14 ans allait garder, peut-être, dans sa tête à la veille de la rentrée scolaire au « Collège-Lycée Averroès ». Je précise que les statistiques concernent uniquement le corps du discours. L’introduction invariable et ritualisée ainsi que les invocations itératives de la fin, que l’on entend par ailleurs tous les vendredis, ne rentrent pas dans le cadre de mon recensement.
Le top 20 des mots-clés les plus utilisés - par ordre décroissant avec l’occurrence entre parenthèse - est : Gaza (44) ; Palestine/Palestiniens (33) ; Résistance (32); Sioniste (28); Victoire (25); Dieu/Allah (23); Musulmans (20); Armes/Armée (14) ; Israël/Israéliens (11) ; Jihad (11) ; Frères Musulmans (10) ; Combattre (10) ; Hamas (9) ; Hassan Al-Banna (9) ; Colons/colonies (8) ; Oumma (8) ; Guerre (7) ; Juif (6) ; Islam (6) ; Arabe (6).
(…) J’ai tenté ensuite de regrouper, par famille, certains mots-clés et de comptabiliser toutes les occurrences qui y sont associées. Le jeune élève a entendu 119 des termes renvoyant au Jihad, résistance, guerre, martyrs, etc. (…) Le mot « Paix » n’a été prononcé qu’une seule fois.

 Le plus incroyable, mais peu surprenant, est que la confrérie des « Frères Musulmans », son fondateur et son bras armé (Hamas) cumulent, à eux seuls, une occurrence totale de 28 fois. Le Prophète, quant à lui, n’a été cité qu’une seule fois (…) A mon sens, traiter de la guerre de Gaza ne serait qu’un habillage, très malin, qu’un vernis et qu’une chapelure. Le fond du sujet, son cœur visé, serait de rappeler : L’appartenance primordiale à la Oumma islamique, au sens spirituel comme au sens politique indéfini ; la centralité et l’islamité de la question palestinienne ; l’obligation religieuse absolue du Jihad armé et violent ; l’obligation de sacrifier sa vie, en martyr si nécessaire, pour la cause religieuse ; la nécessite de prendre comme seuls exemples Hassan Al-Banna, les « Frères Musulmans » et le Hamas ... et de rappeler surtout que : l’Etat d’Israël est illégitime et que les israélites, quelques soient les époques, - juifs, sionistes, ... - étaient, sont et resteront les ennemis de l’islam et de la Oumma islamique, envers qui, aucune tolérance ne serait admise. (…) L’imam n’oublia pas de rendre hommage au Hamas - « Gloire de Dieu au Hamas » disait en arabe - et à d’autres aussi. »

Sur son blog Médiapart, Mohamed Louizi qui eut des responsabilités au sein de l'UOIF, notamment dans le Nord, publie un livre au format PDF, gratuit, très documenté sur la nature et la stratégie réelle des Frères Musulmans en Europe. Le procès du professeur de philosophie Soufiane Zitouni du lycée Averroès, créé par le président de l'UOIF Amar Lasfar, dénonçant la nature islamiste de l'établissement, a poussé Louizi à rendre public tout ce qu'il sait sur la branche française des Frères Musulmans, extraits :

"Je suis conscient que ce témoignage intervient dans un contexte national marqué par l’approche des deux tours des élections départementales, les 22 et 29 mars prochain. Le risque que son propos soit instrumentalisé politiquement est plus que vraisemblable. Cependant, c’est bien l’UOIF du « Collège-Lycée Averroès » qui a choisi la procédure d’urgence et, indirectement,  fixé la date du procès au vendredi 3 avril, au lendemain des élections. Les citoyens, comme bien d’autres responsables de la chose publique, sont en droit de connaître le fond du sujet et d’examiner des éléments de preuves bien avant le procès. D’où l’impératif de le publier aujourd’hui nonobstant le contexte politique.
Ce « témoignage citoyen d’intérêt public » tente de dissiper les épaisses et obscures couches de nuages entourant l’UOIF, et favorisant l’ignorance de ce qu’est réellement et idéologiquement cette entité politico-religieuse, agissante à travers de nombreuses institutions, et s’entourant de nombreux établissements pour assurer la marche vers son cap visé, et permettre la réalisation du rêve de domination par l’idéologie d’Hassan Al-Banna demain, ici et ailleurs. Le « Collège-Lycée Averroès » n’est qu’un établissement parmi d’autres. Ses élèves ne seraient qu’une réserve en ressources humaines à éduquer et à former pour assurer la relève d’une organisation, somme toute, vieillissante."

Extrait du livre :

 "Je n’ai - de part mes anciennes responsabilités au sein du bureau de la « Ligue Islamique du Nord » (LIN) - ni tout vu ni tout lu. Mais, il me suffit un seul document top secret, qui m’a été donné - 80 pages mais sans sa page de garde - par un notable de la LIN. Ce document je ne l’ai pas dérobé. Il ne s’agit pas d’un recel ou d’un faux. Lorsque j’étais en 2002/2003 président de la section lilloise de l’association des «Etudiants Musulmans de France», affiliée à l’UOIF, et donc membre de droit du bureau de la LIN, représentant les étudiants, je devais, en parallèle de mes responsabilités estudiantines déclarées, servir de courroie de transmission de la pensée des « Frères Musulmans » au sein du monde étudiant, pendant les prêches de vendredi dans les salles de prière du campus, et au sein de cellules fermées d’éducation de la mouvance ; là où de nouvelles recrues sont conditionnées et embrigadées.
(…) il s'agit du document «Le Guide Educatif » (ج ا روي), adopté à l’échelle de l’Europe et préconisé par la FOIE.
(…) Pour mettre la FOIE et l’UOIF devant le fait accompli. Que le déni cesse. La FOIE, et sa filiale UOIF, portent dans le cœur et dans l’action les standards de l’idéologie des « Frères Musulmans » en Europe et en France, un point, c’est tout.
(…)
- La phase dite « Introductive », visant un public, âgé au moins de 17 ans. Cette étape s’adresse aux futures recrues sélectionnées, des phases précédentes, pour adhérer et rejoindre les « Frères Musulmans », à travers les organisations affiliées à la FOIE, dans chaque pays. Les personnes sélectionnées suivront une formation religieuse fondamentale, la découverte de l’idéologie des « Frères musulmans », la familiarisation avec le concept du travail en groupe structuré et organisé, un parcours de conscientisation politique est aussi prévu, etc. Le formateur doit s’appuyer sur les références fréristes pour préparer ses séquences : Hassan Al Banna, Fayssal Mawlaoui, Sayyed Sabiq, Mostapha Zarka, Fathi Yakan, etc.
Il (le document) propose aussi, entre autres, d’étudier le concept et les règles du Jihad, au sens du combat pour la cause d’Allah, et la notion de l’hégémonie et de la domination de l’islam: le Tamkine. Les références bibliographiques, en ce qui concerne l’engagement et l’activisme islamiste, sont à 99 % clairement « Frères Musulmans » (…)
Chakib Benmakhlouf, ex-président de la FOIE (2006-2010), a déclaré, dans une interview au journal londonien arabe Ascharq Al-Awsat, le 20 mai 2008, je traduis : « Au sein de la FOIE, nous avons un plan d’action, nous avons un plan d’action sur 20 ans; sur le court terme, le moyen et le long terme."



lundi 29 juin 2015

"Le salafiste n'est pas un pauvre égaré de l'histoire de l'islam" Yadh Ben Achour, islamologue.


Le Salafisme, un islam déviant, marginal et non représentatif ?

Le professeur de droit Yadh Ben Achour (Université de Tunis, bio Wiki), spécialiste de l'islam politique, nous éclaire dans son ouvrage  La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses universitaires de France, 2011 :

"L'erreur serait de supposer que ce salafiste est un pauvre égaré dans l'histoire de l'islam. Cessons de croire à la théorie de l'aberration qui veut que le salafiste ne représente pas l'islam ou que c'est l'enfant maudit de la famille. Il faut rappeler que ce dernier ne manque ni de cohérence, ni de force de conviction et de persuasion. Derrière lui, pour le soutenir, se profilent les armées du savoir religieux, avec des chefs remarquables: les 'Ash'arî, Shâf'i, 'ibn Hanbal, Bâqillânî, Ghazâlî, 'ibn 'Asâkir,Subkî, Fakh a-dine a-Râzi , 'ibn Taimiyya. Derrière lui, une tradition triomphant à travers les siècles de tous les adversaires, hérétiques, libres penseurs, poètes maudits, philosophes. Devant lui, sous sa bannière, sur tout l'espace de la planète, des peuples entiers se mobilisent pour la défense et l'intégrité de leur religion. Des Etats et des gouvernements se mobilisent pour le servir. La sainte alliance n'a jamais disposé d'autant de force" page 175

"La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l'histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte. Mais le plus important est de garder à l'esprit que les différences entre les salafistes et les autres sont plus apparentes que réelles. C'est précisément de là que provient le malentendu le plus grave. Il convient, par conséquent, de rappeler l'existence d'accords fondamentaux, avec des divergences sur la seule action politique, entre cet islam intégriste et l'islam "de tout le monde". Sur le fond, les deux islams se retrouvent : la cité terrestre doit préparer la cité céleste, la parole incréee de Dieu définit les droits de Dieu et ceux des hommes, pour la restauration de l'ordre divin  et naturel le musulman est tenu par un "devoir de violence", qu'on ne peut nommer autrement et qui se manifeste notamment par la loi pénale (hudûd) et la théorie du djihâd. L'existence entière s'articule autour du culte et des prières qui rythment la vie, mais également autour des règles détaillées sur le licite et l'illicite moral et juridique. Le poid des anciens, salaf, pèse également sur les uns et les autres." page 179

Extrait des pages 91 et 92 de l'ouvrage La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses Universitaires de France en 2011 :

"Naviguant entre la théologie et la politique, le fer coranique deviendra le glaive étatique. Tel est le socle de ces théories de la violence légitime, aussi bien celle de Dieu que celle de l'homme. La violence est un concept théologique et politique central. Les catégories de la raison politique et de la raison théologique sont identiques, puisque l'instauration de l'ordre de l'univers et de celui de la cité provient de la volonté de Dieu. C'est à partir de là que les théologiens ont distingué une violence reprochable, celle de l'homme désinstaurant par sa violence et sa malfaisance l'ordre instauré par Dieu, et une contre-violence irréprochable, celle de Dieu et celle de l'homme, réinstaurant l'ordre que l'homme a désinstauré. Sous ce jour, un devoir de violence s'exerce par les formes juridiques connues de la violence en terre d'islam : le jihâd, la violence pénale et toutes ses catégories (hudud et ta'zir)." 

(Le professeur de droit Yadh Ben Achour, spécialiste des idées politiques en islam, enseigne à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d'une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali)

vendredi 26 juin 2015

Aux Bernardins, le professeur d'islam enseigne que Mahomet est annoncé dans la Bible et que la science prouve la divinité du Coran.




Le Collège des Bernardins, centre intellectuel dirigé par le diocèse de Paris magnifiquement restauré, a lancé il y a peu une "formation continue à distance à la culture éthique et religieuse" , c'est à dire des cours par internet.  Le document officiel présentant la formation propose de "connaître les éléments de base de la ou les religions étudiées, les rites propres à chacune, des dates et des personnages clés, ainsi que l'exégèse des textes". Gage de sérieux, sont garantis en professeurs les "meilleurs spécialistes de la question", et, pour ceux qui s'inscriraient à tous les modules, "l'ensemble de la formation est validée par un diplôme de master en culture éthique et religieuse délivrée par l'Université Catholique d'Ukraine (Lviv) en partenariat avec le Pôle recherche des Bernardins." Le tout placé sous l'égide du Cardinal André-Vingt-Trois. De quoi être rassuré pour les "apprenants", principalement des enseignants et des laïcs engagés dans le dialogue inter religieux.



Un élève qui nous a transmis le contenu vidéo du module "Histoire de l'islam" est tombé de sa chaise. Dès le premier cours, le professeur, Tarik Bengarai, dont nous reviendrons sur le profil, recommande vivement aux élèves de lire le livre "Muhammad dans la Bible, Jésus dans le coran" (La Ruche, 2007) de Abdenabi Alem, livre destiné à prouver que le prophète des musulmans est annoncé maintes fois dans la Bible.  "Un merveilleux livre que j'ai trouvé très pertinent" affirme Bengarai. Nous nous sommes procuré ce livre qui reprend les affirmations farfelues habituelles  des islamistes, telles que le Paraclet annoncé dans l'évangile de Jean ne serait autre que Mahomet (page 160) . L'éditeur de l'ouvrage insiste dès la préface sur le fait que "l'étude islamique de la Bible (Ancien et Nouveau Testaments) permet de déceler très clairement l'annonce du sceau des Messagers, notre très louangé Prophète Mohammed". N'ayant rien de scientifique, le livre de Alem s'efforce tout au long des pages à expliquer que la Bible est pleine "d'erreurs et d'invraisemblances" et à combattre "l'hérésie trinitaire". Mohammad serait annoncé dans l'apocryphe "Evangile de Barnabé" et dans un "fragment d'évangile trouvé au Yémen" se félicite l'auteur. 

Tarik Bengarai, le professeur d'islam des Bernardins, adopte la même indigence scientifique quand il affirme du haut de son autorité que le coran est divin:

" Pour les scientifiques, et d'après les recherches qui ont été faites, par le carbone 14 (…) il est le seul texte révélé conservé en l'état et sans aucune altération et ce depuis sa révélation jusqu'à ce jour. (…) les preuves littéraires , scientifiques ou spirituelles dressées jusque là par les savants spécialistes prouvent qu'il (le coran) provient sans aucun doute de Dieu le Sage et qu'il est valable pour toute époque et pour tous les hommes"  Cours Histoire de l'islam- Leçon III - 5 

Mais d'où sort ce Bengarai ? Sa biographie Linkedin nous indique qu'il a enseigné à l'IIIT, institut international de la pensée islamique créé par Frères Musulmans, dont le fondateur, Ismail al Faruqi (1921-1986) fut un grand théoricien de la confrérie aux Etats-Unis, qui a lancé la stratégie d' "islamisation des savoirs". Faruqi enseigne dans son livre phare Tawid, édité en français par l'IIIT, que les groupes humains refusant la pax islamica proposée par l'Etat islamique, même en gardant une attitude isolationniste pacifique, "méritent une réponse coercitive de la part de l'Etat islamique" page 217. Soit l'alternative classique entre la conversion, le pacte de la Dhimma, ou la guerre.


Mais Tarek Bengarai esf surtout connu pour être le fondateur du site islamique Doctrine-malékite.fr , du nom de l'école juridique sunnite fondée par Malîk ibn Anas (716-796) dont le principal ouvrage de charia, Al-Muwatta' comprend un chapitre entier sur "Le combat dans la voie de Dieu" (livre 21) qui préconise "d'abattre ceux qui ne croient pas en Dieu" , d'abattre "les gens qui se sont rasé le sommet de la tête", comprendre la tonsure de certains chrétiens. Concernant le butin de guerre très codifié, il est possible aux combattants de violer les femmes captives des vaincus. Page 450 de l'édition Al Bouraq, au sujet des captives de guerre, l'imâm Malik rapporte une question des guerriers de Mahomet à leur endroit :  "Comme nous les désirions, et que nous souffrions de notre célibat, nous avions voulu avancer des rançons en échange des captives, puis de cohabiter avec elles en éjaculant en dehors de l’utérus. Alors, nous nous dîmes : « Ferons nous cela sans le demander à Mahomet qui est parmi nous ? » En le lui demandant il répondit : « Il n’y a pas de mal à faire cela ». 

Concernant le dialogue inter religieux, l'imâm Malik était un précurseur, ainsi lit-on dans Al-Muwatta' disponible en Fnac: 
" Mâlik commente « Ce que nous pensons, et Dieu est le plus informé, au sujet de ceux qui ont apostasié sont à assommer, ceux qui renient l’islam et se convertissent à une autre religion tels les athées et leurs similaires, ceux-ci le déclarant, on les assomme aussi ».

Voilà donc la "doctrine" du fondateur de l"école malékite...


Dès la page d'accueil de Doctrine-Malékite.fr fondée par Bengarai, nous est proposé de se procurer la synthèse phare de l'école malékite, La Risâla (Epître) de Zayd al-Qayrawani (922 - 996):

Voici quelques extraits de l’ouvrage, dans une traduction de Mohammad Daura. :       
                                                          
37.19 Crimes contre l’islam : 
   « Les hérétiques (Zindiq) doivent être mis à mort et leur repentance est à rejeter. Un hérétique est quelqu’un qui dissimule sa mécréance en prétendant embrasser l’islam.[…] Un apostat doit aussi être tué sauf s’il se repent. Il lui est permis trois jours de grâce, si il refuse à utiliser la chance du repentir, l’exécution doit avoir lieu. La même chose s’applique aux femmes apostates.[…] Insulter le Messager de Dieu, il doit être exécuté même si sur ces entrefaites il accepte l’islam »   
                                                                                                 
37.30 Homosexualité :
« Si un homme commet l’acte de sodomie avec un mâle adulte consentant, les deux doivent être condamnés à mort, musulmans ou non. »   
                                                                                                  
Concernant le jîhâd voici le scan du chapitre 30, page 85, issu de l’exemplaire de l’Institut du Monde Arabe édité par l’Office des Publications Universitaires, Alger (code bibliothèque 244.221 IBN A).
 Si les "infidèles" refusent l' "invitation" (le fameux appel) à embrasser l'islam, ou le statut de dhimmi, ils doivent être combattus par les armes :



Nous avons contacté le directeur de la formation en ligne Agapan des Bernardins, Antoine Arjakovsky en mars 2015, en lui demandant s'il est normal qu'un professeur censé dispenser un cours de connaissance de l'islam, énonce de telles énormités sur la Bible et les soit disantes preuves scientifiques de l'origine divine du coran, le tout sous couvert d'une institution ecclésiastique. Au nom du "dialogue" interreligieux, Mr Arjakovsky nous a informé que monsieur Bengarai avait toute sa place au sein des Bernardins, et que l'évêque auxiliaire de Paris Monseigneur Beau supervise et garantit la qualité de l'enseignement.  Reçu aux Bernardins par monsieur Arjakovsky en juin 2015, après lui avoir demandé de communiquer nos trouvailles à la direction du collège, nous avons décidé, trois mois après qu'aucune mesure ne soit prise contre le professeur, de révéler ce scandale. Pour le directeur de la formation, il est normal qu'un apologète de l'islam sévisse dans cette institution sous couvert "d'Histoire de l'islam" , au nom du dialogue. Nous lui avons demandé s' il existe l'équivalent dans les institutions islamiques, si un professeur de christianisme était accepté en retour par exemple à la Grande mosquée de Paris à quelques centaines de mètres. Mais non, le "dialogue" , en fait un discours unilatéral sans contradiction, est à sens unique.  Quand au détour de notre entretien il a affirmé en tant que catholique " ce n'est pas la doctrine de l'Eglise catholique que de vouloir convertir les musulmans", nous avons compris à qui nous avions à faire.

Joachim Véliocas
Observatoire de l'islamisation.

jeudi 11 juin 2015

Les chrétiens d'Egypte face aux islamistes : le Père Boulad témoigne.



Interview du père jésuite Henri Boulad le 28 mai 2015 à Paris. Sont abordés de nombreux sujets durant une heure: 

- Les exactions des Frères Musulmans au pouvoir et leur répression.
- La révolution populaire qui a porté le maréchal Sissi.
- La condition des Coptes en Egypte avant et après le passage des Frères Musulmans au pouvoir (2011-2013).
- la naïveté dans le dialogue islamo-chrétien.
- les échecs de toutes les tentatives de réformer l'islam.

mardi 26 mai 2015

Les complices de l'islamisme : mosquées UOIF sur fonds publics, l'enquête de 320 pages.




Présentation de l'éditeur :
  Manuel Valls a inauguré la Grande mosquée de Cergy, édifiée sur un terrain de la mairie socialiste contre un loyer dérisoire. Son imâm défend ouvertement les Frères Musulmans dont le passage aux affaires en Egypte s'est soldé par de nombreuses exactions, et la tentative d'islamiser les lois. 

  Paris, qui croule sous une dette de 400 millions d'euros, a trouvé 16 millions d'euros pour son Institut islamique.

  A Nantes, la mairie a contribué à financer l'institut islamique de la branche française des Frères Musulmans, l'UOIF, à hauteur de 200 000 euros en 2009. Le maire s'appelait alors Jean-Marc Ayrault. 

Alain Juppé assure lui qu'il "fera tout pour qu'un terrain soit disponible" pour la Grande Mosquée de Bordeaux. L'imâm Tareq Oubrou qui dirigera l'endroit persiste dans son dernier livre à s'avouer membre des Frères Musulmans, dont le Guide suprême souhaite "contrôler l'Europe". Votre maire collabore-t-il avec l'islamisme ? Cette deuxième édition a été largement actualisée et augmentée après les municipales 2014.

  Les mairies de Marseille et Nice ont été elles épinglées par le tribunal administratif pour des entorses à la loi de 1905, tandis que plusieurs députés financent des mosquées sur leur réserve parlementaire. Le maire de Nîmes, vice-président de l'UMP, a lui cédé un ex temple protestant à des islamistes dont les bulletins internes sont marqués d'un extrémisme inquiétant. 

L'auteur :
Joachim Véliocas dirige l'Observatoire de l'islamisation. Il est analyste pour le centre de prospective Wikistrat basé à Washington. Son premier livre-enquête, L'islamisation de la France (2006) a fait entrer ce thème dans le débat public.

mercredi 20 mai 2015

"Il était une foi, l'islam…" Majid Oukacha démonte l'islam sur 450 pages.



Interview de Majid Oukacha par Joachim Véliocas le 19 mai à l'occasion de la sortie de son livre "Il était une foi, l'islam…" (éditions Tatamis, 2015).

Courageux essai pour cet apostat de l' islam, religion qu'il a pratiqué assidûment à la mosquée avant de découvrir dans le hâdith et le Coran des éléments qui l'ont poussé à remettre totalement en cause sa foi. Il dénonce aujourd'hui l'illogisme, la violence, les atteintes aux droits fondamentaux des hommes, intrinsèques à l'islam classique. Achat en ligne

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mardi 12 mai 2015

Le sénateur-maire UMP Grosdidier revendique le financement public des mosquées, dont il veut doubler le nombre.


Le Républicain Lorrain du 12/05/2015 :

À son inauguration en 2008, la mosquée de Woippy, financée par l’argent public, avait déjà fait couler beaucoup d’encre. Alors que les crédits de l’ Anru sont épuisés, le FN relance le débat. Le maire lui oppose les textes de loi.

C’est Laurence Burg, élue d’opposition, qui a relancé, par une lettre au préfet Nacer Meddah, un débat vieux de dix ans. Il s’agissait de construire, à Woippy, une mosquée pour les musulmans qui pratiquaient leur culte dans une salle privée. Trop exiguë et surtout très coûteuse car payée par la Ville.
Le maire, François Grosdidier, et sa majorité, avaient alors décidé de construire un centre interculturel. Ce fut chose faite en 2008, moyennant une enveloppe de 3 millions d’euros prise en charge à 80 % par l’ Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) et à 20 % par la commune. Ce montant prenant en charge l’acquisition du bâtiment et des voiries, la rénovation et l’extension. La construction prenait place dans le vaste projet de rénovation urbaine à 100 millions d’euros.

Des réactions
À l’époque, la décision du maire avait provoqué les vives réactions du Front national, mais aussi des élus municipaux socialistes, pour qui ces locaux, « financés à 100 % par de l’argent public », ne peuvent pas être considérés comme étant « culturels », puisqu’ils sont destinés « à la communauté islamique » de Woippy. (…)

Les caisses sont vides
Depuis, la polémique s’était tassée. Mais dans son courrier au préfet daté du 13 avril 2015, la frontiste Laurence Burg revient à la charge. C’est l’interview de François Grosdidier sur BFM TV, le 7 avril 2015, qui semble en être le déclencheur. Où « M. Grosdidier a préconisé le doublement du nombre de mosquées en France et a cité la grande mosquée de Woippy en confirmant le financement sur fonds publics », s’alarme-t-elle. Or, poursuit-elle dans sa lettre, le projet woippycien « a bénéficié d’une très importante subvention de l’ Anru ».

Le droit concordataire

Pour François Grosdidier, ça l’est parfaitement et ce financement il l’a « toujours revendiqué ». Il rappelle que le préfet de Lorraine, à l’époque Christian de Lavernée, était présent à l’inauguration du centre et qu’il « a rappelé à cette occasion le droit applicable en Alsace-Moselle ». Lire la suite dans Le Républicain Lorrain

Lire la seule enquête sur le financement public des mosquées :

lundi 11 mai 2015

Le "prophète" Mahomet a approuvé le viol des femmes esclaves.

Extraits tirés du Coran et des hadith "Authentiques"(Sahîh), commentaires de Majid Oukacha dans son livre "Il était une foi, l'islam" :



Les forces syriennes tentent de libérer les 250 syriens assiégés dans un hôpital par Jabhat Al-Nusra


La bataille fait rage dans la région d'Ildib, sous contrôle des islamistes depuis fin avril, qui tentent maintenant de prendre l'hôpital de Jisr Al-Shugour où 250 syriens, civils et militaires, sont retranchés depuis une semaine (photo), dans des conditions très précaires. Jabhat Al-Nusra tente d'investir l'hôpital, sans succès jusqu'alors, mais en lui ayant infligé de sérieux dommages.

Ce dimanche, les forces syriennes dont les meilleures troupes sont engagées (Forces Tigres, Forces de défenses nationales, une brigade de la 11ème division de chars) ont repris la sucrerie de la ville, le village de Al-Mushayrafat tenue jusqu'alors par Ahrar Al-Sham et continuent leur avance à moins de 5 kilomètres de l'hôpital.


Le président Bachar Al-Assad a dans son discours de la commémoration du Jour des martyrs, déclaré son intention  de reprendre la ville de Jisr Al-Shugour  au plus vite.

Les Forces Tiger et leurs alliés ont réussi leur avancée vers Jisr Choughour ce samedi, subjuguant  les militants de Jabhat Al-Nusra et Harakat Ahrar Al-Sham à Tal Al-Sheikh Khataab, prenant le contrôle de cette colline surplombant vitale parties de la 'District Ayn Al-Souda à la périphérie de Jisr Al-Shughour.

samedi 9 mai 2015

Jihâd médiatique contre Robert Ménard

Extrait de la tribune de Stéphane de Montalembert sur son blog - L'affront commis par M. Ménard est tellement ignoble que même la tenue d'un procès semble une concession déplacée. La machine à broyer, le jihad médiatique est en marche:
[Le gouvernement français] qui a fait rentrer entre 15 et 20 millions d’allogènes en un quart de siècle, monte sur ses grands chevaux républicains pour menacer la tourbe populaire encore trop rétive.(...) Le crime reproché au maire de Béziers est hallucinant, il est incroyable, il relève de la pathologie la plus complète et du renversement des valeurs le plus total, et il consiste, ce crime, à compter le nombre de musulmans dans les écoles ! Or, savoir combien il y a de musulmans en France, dix, quinze ou vingt millions est, pour les fous qui nous dirigent, un crime contre l’humanité.

Robert Ménard eut droit à une  mise en examen et la fouille en règle de ses bureaux et de ceux de ses collaborateurs moins d'un jour après ses commentaires à la télévision ; la célérité avec laquelle la Force Publique est à l'affût contraste avec la franche apathie des autorités lorsqu'il faut défendre quelque chose comme le droit de propriété ou lorsqu'elles conseillent à des victimes à répétition de déménager... De même, il est probablement déplacé de faire quelques parallèles, comme on dit. Par exemple, rappeler que:
  • Tous les élèves de France et de Navarre eurent au cours de leur scolarité à remplir d'innombrables petites fiches en début d'année pour que leurs professeurs "les connaissent mieux", fiches contenant sempiternellement la profession des parents par exemple, sans que cela ne soit jamais considéré comme du fichage.
  • Le même fichage inexistant qui a lieu à tous les niveaux de l’État français et depuis longtemps, et se renforce régulièrement suite à des lois contre le terrorisme (lequel implique essentiellement des témoins de Jéhovah comme chacun sait).
  • Manuel Valls l'indigné-en-chef proclamant crânement sur un tweet que la République ne faisait aucune distinction entre ses enfants, ne se gêna apparemment pas pour en faire entre les adultes quelques années plus tôt.
  • En 2012, SOS Racisme se livra à la même étude sur l'origine basée sur le prénom sans être le moins du monde inquiétée.
  • Question pour les curieux: comment les cantines scolaires de ces fameuses écoles-où-on-ne-dénombre-pas-les-enfants-selon-leur-religion font, sans jamais tenir un fichier, pour fournir des repas halal à ceux qui en font la demande?
On pourrait probablement trouver de nombreux autres exemples de l'absurdité d'une France qui prétend ne ficher soi-disant personne, jamais, et encore moins sur des considérations religieuses, et le fait en réalité en permanence." Lire la suite

jeudi 7 mai 2015

Exclusif: le catéchisme islamique qui a légitimé la tuerie de Charlie Hebdo.

Bien connu des islamologues et des musulmans pratiquants, programmé à l'école d'imams de la Grande Mosquée de Paris (voir plus bas), présent dans toutes les librairies musulmanes de France jusqu'à celle de l'Institut du Monde Arabe (preuve vidéo), le compendium incontournable du sunnisme malékite -école islamique officielle dans tout le Maghreb- éclaire les motivations du meurtre de l'équipe de Charlie Hebdo. Explications:

La Risâla de Al Qaraywani, programmé à l'école d'imâms de la mosquée de Paris, justifie le meurtre de ceux qui insultent Mahomet. 


 Ibn Abî Zayd (922-996), dit Al-Qayrawânî car il passa la majeure partie de sa vie à Kairouan, est un des piliers de l'école sunnite malékite. Surnommé également "le petit Malik" car il est connu pour tenir la doctrine du fondateur de cette école Mâlik ibn Anas par voie de tradition orale de trois garants successifs, "ce qui donnait à son enseignement une valeur d'authenticité remarquable" précise son traducteur Léon Bercher (+) qui collabora avec Henri Pérès (+), professeur d'arabe et fondateur de la "Bibliothèque Arabe-Française" à Alger au début du XXème siècle.

L'Epître  (risâla) de Qayrawânî, une sorte de condensé de doctrine destiné à vulgariser simplement le droit islamique, fut commandé par Sîdî Mahriz qui dirigeait une école islamique (Zâwiya) célèbre à Tunis, et est passé à la postérité comme étant un manuel incontournable pour les fidèles, notamment les plus jeunes, de par sa construction en petits chapitres thématiques de prescriptions limpides. Ce manuel comprend 4000 prescriptions juridiques (masaâla) et quatre cent hadith (propos de Mahomet rapportés par ses contemporains).
Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que   "Elle (la Risâla) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas" (source : habous.gov.ma). 


Il est programmé comme "référence" par "Le guide de l'étudiant" de l'institut al-Ghazâli (photo ci-dessous) , école d'imâm de la Grande Mosquée de Paris. Nous l'avions trouvé à l'Institut du Monde Arabe. Plus généralement, étant aussi connu chez les musulmans que le catéchisme chez les catholiques, il se trouve dans toutes les librairies musulmanes. 

 Nous avions déjà dans des articles précédents cité cet ouvrage qui recommande de tuer les homosexuels, d'attaquer les non musulmans qui refusent la conversion ou l'impôt islamique (jizya). Nous tenions à publier le scan de la page 266 de l'édition d'al Maktaba al Assyria (Beyrouth, 2004) qui explique que ceux qui insultent ou injurient le "Prophète" doivent être tués. Ceux qui négligent la prière et les apostats sont aussi condamnés à mort. Aussi, on appréciera la prescription de tuer ceux qui se disent musulmans en public sans l'être en privé, précaution dont on comprend aisément les raisons dans les zones musulmanes de France et d'ailleurs.

Observatoire de l'islamisation, février 2015.

François Hollande admet avoir armé les rebelles syriens en violation de l'embargo

Source : RT.com / 06/05/2015 - Dans un livre à paraître prochainement, le président français admet avoir livré des armes aux rebelles syriens en violation de l’embargo européen sur ce type de livraisons à la Syrie. Les livraisons auraient eu lieu en 2012, avant l’annulation de l’embargo en 2013. C’est du moins les propos de François Hollande tels que les a recueillis le journaliste et écrivain Xavier Panon l’année dernière. «Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu'elles iraient dans des mains sûres. Pour les armes létales, ce sont nos services qui ont procédé aux livraisons», a déclaré François Hollande à l’écrivain, rapporte l’AFP.

Xavier Panon a utilisé cette interview dans son livre intitulé «Dans les coulisses de la diplomatie française» qui sort en France ce mois-ci.

Selon les propos de François Hollande rapportés par l’auteur, la France a livré des canons, des mitrailleuses, des lance-roquettes et des missiles antichars aux forces qui luttent contre Bachar Al-Assad alors que le président français avait toujours dit jusqu’ici que la France n’avait envoyé des armes en Syrie qu’après la levée de l’embargo.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision France 2, Bachar Al-Assad a accusé la France de soutenir les mêmes terroristes que ceux qui ont perpétré les attaques à Paris en janvier dernier. «Est-ce de la démocratie que d’envoyer des armes aux terroristes et de les appuyer ? Ai-je le droit de soutenir les terroristes qui ont attaqué Charlie Hebdo par exemple ?», s’est demandé le président syrien.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé l’Occident de soutenir les extrémistes pour renverser le régime syrien. «La Russie condamne l’utilisation des groupes extrémistes dans les efforts visant à changer le régime», avait-il asséné lors d’une conférence de presse en novembre dernier.

Xavier Panon décrit aussi dans son livre les plans d’attaque du gouvernement français en Syrie. Il s’agissait des frappes aériennes contre le régime syrien soupçonné d’avoir utilisé des armes chimiques contre son propre peuple en août 2013. Parmi les cibles, on trouve le siège des services de renseignement de l'armée syrienne que la France a jugé responsable des attaques chimiques. Mais faute de l’appui de Washington, ces plans n’ont pas pu être menés à bien.

Un conseiller politique français aurait dit à Xavier Panon que les frappes avaient pour but de changer l’ordre politique en Syrie et de déstabiliser la Russie en la forçant à changer de position à propos du conflit syrien.

La guerre civile en Syrie qui dure depuis cinq ans a fait plus de 220 000 victimes et a fait fuir des millions de Syriens dans les pays alentours. Quelques groupes islamistes ont profité du chaos pour gagner du terrain en Syrie. L’État Islamique, l’Armée syrienne libre et le Front islamique luttent toujours contre les forces gouvernementales.