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jeudi 7 mai 2015

Exclusif: le catéchisme islamique qui a légitimé la tuerie de Charlie Hebdo.

Bien connu des islamologues et des musulmans pratiquants, programmé à l'école d'imams de la Grande Mosquée de Paris (voir plus bas), présent dans toutes les librairies musulmanes de France jusqu'à celle de l'Institut du Monde Arabe (preuve vidéo), le compendium incontournable du sunnisme malékite -école islamique officielle dans tout le Maghreb- éclaire les motivations du meurtre de l'équipe de Charlie Hebdo. Explications:

La Risâla de Al Qaraywani, programmé à l'école d'imâms de la mosquée de Paris, justifie le meurtre de ceux qui insultent Mahomet. 


 Ibn Abî Zayd (922-996), dit Al-Qayrawânî car il passa la majeure partie de sa vie à Kairouan, est un des piliers de l'école sunnite malékite. Surnommé également "le petit Malik" car il est connu pour tenir la doctrine du fondateur de cette école Mâlik ibn Anas par voie de tradition orale de trois garants successifs, "ce qui donnait à son enseignement une valeur d'authenticité remarquable" précise son traducteur Léon Bercher (+) qui collabora avec Henri Pérès (+), professeur d'arabe et fondateur de la "Bibliothèque Arabe-Française" à Alger au début du XXème siècle.

L'Epître  (risâla) de Qayrawânî, une sorte de condensé de doctrine destiné à vulgariser simplement le droit islamique, fut commandé par Sîdî Mahriz qui dirigeait une école islamique (Zâwiya) célèbre à Tunis, et est passé à la postérité comme étant un manuel incontournable pour les fidèles, notamment les plus jeunes, de par sa construction en petits chapitres thématiques de prescriptions limpides. Ce manuel comprend 4000 prescriptions juridiques (masaâla) et quatre cent hadith (propos de Mahomet rapportés par ses contemporains).
Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que   "Elle (la Risâla) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas" (source : habous.gov.ma). 


Il est programmé comme "référence" par "Le guide de l'étudiant" de l'institut al-Ghazâli (photo ci-dessous) , école d'imâm de la Grande Mosquée de Paris. Nous l'avions trouvé à l'Institut du Monde Arabe. Plus généralement, étant aussi connu chez les musulmans que le catéchisme chez les catholiques, il se trouve dans toutes les librairies musulmanes. 

 Nous avions déjà dans des articles précédents cité cet ouvrage qui recommande de tuer les homosexuels, d'attaquer les non musulmans qui refusent la conversion ou l'impôt islamique (jizya). Nous tenions à publier le scan de la page 266 de l'édition d'al Maktaba al Assyria (Beyrouth, 2004) qui explique que ceux qui insultent ou injurient le "Prophète" doivent être tués. Ceux qui négligent la prière et les apostats sont aussi condamnés à mort. Aussi, on appréciera la prescription de tuer ceux qui se disent musulmans en public sans l'être en privé, précaution dont on comprend aisément les raisons dans les zones musulmanes de France et d'ailleurs.

Observatoire de l'islamisation, février 2015.

François Hollande admet avoir armé les rebelles syriens en violation de l'embargo

Source : RT.com / 06/05/2015 - Dans un livre à paraître prochainement, le président français admet avoir livré des armes aux rebelles syriens en violation de l’embargo européen sur ce type de livraisons à la Syrie. Les livraisons auraient eu lieu en 2012, avant l’annulation de l’embargo en 2013. C’est du moins les propos de François Hollande tels que les a recueillis le journaliste et écrivain Xavier Panon l’année dernière. «Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu'elles iraient dans des mains sûres. Pour les armes létales, ce sont nos services qui ont procédé aux livraisons», a déclaré François Hollande à l’écrivain, rapporte l’AFP.

Xavier Panon a utilisé cette interview dans son livre intitulé «Dans les coulisses de la diplomatie française» qui sort en France ce mois-ci.

Selon les propos de François Hollande rapportés par l’auteur, la France a livré des canons, des mitrailleuses, des lance-roquettes et des missiles antichars aux forces qui luttent contre Bachar Al-Assad alors que le président français avait toujours dit jusqu’ici que la France n’avait envoyé des armes en Syrie qu’après la levée de l’embargo.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision France 2, Bachar Al-Assad a accusé la France de soutenir les mêmes terroristes que ceux qui ont perpétré les attaques à Paris en janvier dernier. «Est-ce de la démocratie que d’envoyer des armes aux terroristes et de les appuyer ? Ai-je le droit de soutenir les terroristes qui ont attaqué Charlie Hebdo par exemple ?», s’est demandé le président syrien.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé l’Occident de soutenir les extrémistes pour renverser le régime syrien. «La Russie condamne l’utilisation des groupes extrémistes dans les efforts visant à changer le régime», avait-il asséné lors d’une conférence de presse en novembre dernier.

Xavier Panon décrit aussi dans son livre les plans d’attaque du gouvernement français en Syrie. Il s’agissait des frappes aériennes contre le régime syrien soupçonné d’avoir utilisé des armes chimiques contre son propre peuple en août 2013. Parmi les cibles, on trouve le siège des services de renseignement de l'armée syrienne que la France a jugé responsable des attaques chimiques. Mais faute de l’appui de Washington, ces plans n’ont pas pu être menés à bien.

Un conseiller politique français aurait dit à Xavier Panon que les frappes avaient pour but de changer l’ordre politique en Syrie et de déstabiliser la Russie en la forçant à changer de position à propos du conflit syrien.

La guerre civile en Syrie qui dure depuis cinq ans a fait plus de 220 000 victimes et a fait fuir des millions de Syriens dans les pays alentours. Quelques groupes islamistes ont profité du chaos pour gagner du terrain en Syrie. L’État Islamique, l’Armée syrienne libre et le Front islamique luttent toujours contre les forces gouvernementales.